jeudi 9 avril 2015

Rasta Bélize


Et nous voila reparti, cette fois destination l'amérique centrale ! On vous passe les interminables trajets en avion, notre nuit sur le sol de l'aéroport JFK ou le chauffard de taxi pour arriver directement à caye Caulker, une petite île à 35 km de Bélize city.
La devise ici: GO SLOW, l'ambiance est plutôt rastafari et tout le monde est poli et souriant. On dépose nos sacs à l'hôtel, une cabane dans les bois située dans un refuge pour chiens, et on fait un petit tour de l'île avant de tomber de fatigue à... 17h30.
Caye Caulker

Le lendemain, sortie snorkeling sur la barrière de corail, située à quelques km de là. Les coraux sont colorés et peu profonds, il y a tout plein de poissons différents, des raies, des tortues... Et même des requins nourrice, inoffensifs pour l'homme. Se retrouver en train de nager avec des requins de plus de 2m de long c'est quand même très impressionnant !




Le Split, qui separe Caye Caulker en 2


Petite promenade avec les chiens de l'hôtel
Nous repartons de caye caulker le lendemain matin, direction le sud du pays. Nous nous arrêtons en route au Belize zoo, un zoo qui n'accueille que des animaux blessés ou orphelins ne pouvant être relâchés dans la nature. C'est l'occasion pour nous d'observer de très près la faune locale, qui est plutôt active de nuit.

Un tapir qui se marre


Un ocelot, sorte de mini jaguar

Upetit coati pour Hélène


Après un changement de bus express à la capitale Belmopan (20 000 habitants, la plus petite capitale du monde !)  Nous voici à Dangringa. La propriétaire de l'hôtel où nous dormons nous donne de bons conseils sur notre excursion du lendemain, au Mayflower Bocawina national park.


Petite baignade apres une rude montee


L'étape suivante est le Cocksbomb Basin Sanctuary. C'est la plus grande réserve de jaguars d'Amérique centrale (entre 60 et 80). Il est malheureusement, ou heureusement, quasiment impossible d'en croiser un de jour. Nous partons pour une marche de 2h qui nous offre de superbes vues sur la forêt et le Victoria Peak, marche qui se conclue par une baignade aux pieds de cascades.
Bien fatigués par cet exploit sportif, nous décidons de finir la journée en descendant la très, et même trop paisible rivière sur une grosse bouée, nous permettant d'admirer la forêt tropicale...
Nous dormons le soir à Maya Centre, l'un des derniers villages Maya du pays.



Vue sur le Victoria Peak, le point culminant du Belize


Puis nous retournons vers le nord, en nous arrêtant à Hopkins, une destination prisée des backpackers pour ses petites plages et ses hôtels bon marché.



Nous retournons à Dangriga pour la nuit, où il est également plus facile de prendre un bus en direction du nord. Le bus nous emmène ensuite au Blue Hole National park, une piscine naturelle très rafraîchissante où pour une fois, nous n'avons pas besoin de marcher beaucoup.



A 30 minutes de marche se trouve la St herman's cave, et on peut faire les 300 premiers mètres sans guide dans la grotte, avec des frontales. La vue sur le chemin du retour est superbe.



Un renard gris qui se promenait par la
Nous nous dirigeons ensuite vers San Igniacio, où nous allons passer nos derniers jours au Bélize avant de passer au Guatemala. L'endroit est plutôt touristique et propose un grand choix d'activités. Notre premier choix se dirige vers la Barton Creek cave, une grotte que l'on peut traverser en canoë. Les mayas y pratiquaient des rituels, et notamment des sacrifices humains ; on peut apercevoir un crâne humain en haut d'un rocher.


L'entrée de la grotte
 Les ruines de Xunantunich, facile d'accès depuis San Ignacio, marquent nos premiers contacts avec la culture Maya. Le site est très calme, et on apercoit également quelques animaux.


Le temple de la cité


Sculptures sur le temple




Un singe hurleur

Il y a plusieurs sites qui nous intéressent autour de San Ignacio, notamment dans la Mountain Pine Ridge Forest Reserve. Mais l'accès est difficile, pas de transports en commun et les tours opérateurs sont un peu cher. Paul, un canadien qui séjourne dans notre hôtel et qui passe la moitié de son temps au Bélize, nous propose de nous emmener au Barton Creek Falls, moins touristiques mais très jolies !

Les Barton Creek Falls

Mountain Pine Ridge Forest Reserve

Il est ensuite plus qu temps d'entrer au Guatemala, mais ceci est une autre histoire...

vendredi 28 février 2014

New Zealand - nice people

C'est donc au lac Tekapo que débute une nouvelle partie de notre aventure. Nous partons pour une petite rando à l'assaut du Mont Joseph, mais trop fainéant, on préfère lézarder au bord du lac... Avec une baignade (tout nu !) pour Jérôme, joyeuse St Valentin ! (par contre pour les photos il faudra payer)



La prochaine étape est Arthur's Pass. Mais une longue route nous attend (5 à 6h de route) ! Après une courte attente, un néo-zélandais nous embarque et nous dépose à Geraldine. On fait 2 ou 3 courses, puis on marche vers la sortie de la ville. On a même pas le temps d'y arriver que Kat nous demande si nous avons besoin d'être déposés quelque part... Et après 5 minute de route, apprenant que l'on souhaite s'arrêter à un camping gratuit, nous propose de dormir chez elle, le temps se faisant menaçant !! Nous qui nous attendions à vivre une drôle d'aventure, c'est déjà trop facile. Elle et son copain Ben, un anglais, nous offre un repas, douche et lit !
Kat nous dépose le lendemain à Ashburton, où nous voyageons entourés de postes à souder vers la jonction pour Arthur's Pass. De là, une mamie de 80 ans nous arrange un trajet avec sa nièce, puis un autre kiwi fada de randonnée (il est parti pour 2 x 6 jours dans les montagnes...) nous amène jusqu'à notre destination.
Nous rencontrons Dominique, un québécois, avec lequel nous partons voir les chutes avoisinantes



Au petit matin, après avoir entendu des drôles de bruits autour de notre tente, nous nous rendons compte qu'un kea y a percé quelques trous... Le kea, c'est un perroquet qui adore manger tout ce qui n'est pas comestible, comme les tentes, les cartes routières, et surtout le caoutchouc, particulièrement celui des voitures !

Ca, c'est un kea !
Nous n'avons malheureusement pas apercu de kiwis, ces droles de petits oiseaux au long bec vivant uniquement en Nouvelle Zélande. Ils sont apparament tres timides et ne sortent que la nuit. C'est une espece protegée et menacée, notamment par les prédateurs introduits par l'homme tels le possum.

Pas abattu pour un sou, nous nous attaquons à l'avalanche peak, nous en atteignons le sommet après 3h de très difficile montée (1093 m de denivelé), et nous déjeunons entouré de montagnes enneigées.




Après 2h30 de très difficile descente (1093 m de dénivelé) nous arrivons en bas et 3 écossais nous emmènent à 30km de là, au lac Pearson où nous passerons la nuit.



De bon matin, après 20min d'attente, une voiture avec un seul siège de libre s'arrête. Leslie fait donc la route jusque Christchurch à l'arrière, entourée de bagages divers et variés. C'est Stuart, un écossais d'une cinquantaine d'année un peu déjanté mais super sympa qui nous y emmène. Il nous laisse son adresse, et nous invite a venir le voir prochainement, puisqu'il habite à akaora, où nous comptons nous rendre prochainement.
Il nous dépose à l'aéroport, ou nous avons rendez-vous avec Kris, l'un des allemands avec lequel nous avons passés quelques jours à Wanaka et Queenstown. Nous nous rendons donc tous les trois dans la péninsule de Banks, au sud-est de Christchurch.



La route est une succession de montées et descentes, et arrivés en bas, les freins fument !! Ne sachant pas trop quoi faire, nous nous arrêtons en bord de route, nous questionnant sur notre avenir et voyant arriver une mort (presque) certaine. Une voiture s'arrête, et nous demande si nous avons besoin d'aide. Nous lui demandons si il y a un mécanicien dans les parages, et il nous invite à le suivre... Chez lui !! Nous sommes à peine arrivés que sa femme Jenny nous offre un café. Doug jette un oeil aux freins, et nous annonce que les plaquettes sont mortes. Ils nous interdissent de repartir, téléphonent à leur voisine qui travaille en ville pour qu'elle achète les nouvelles plaquettes, et nous dormons donc chez eux.



Ils sont d'une gentilesse extrême, Jenny à l'habitude de recueillir des animaux malades ou blessés (moutons, oiseaux mais aussi phoques ou pingouins !) et ça n'est pas la première fois qu'ils hébergent des touristes en galère. Doug, c'est l'homme à tout faire du coin. Son surnom, c'est Doug will do it ! Ils partent ensuite à un barbecue, nous laissant gardien de leur maison... Une très jolie maison, qu'ils ont construite eux-mêmes, avec pour animaux de compagnie un mouton et un chien. Nous passons donc la soirée avec Kris et quelques bieres a programmer nos retrouvailles en France ou en Allemagne.
A leur retour, Doug décide de changer les plaquettes, mais Jenny l'en empêche ! "tu as bu trop de bière, ça attendra demain matin".
Et le lendemain matin, après une très bonne nuit dans leur garage, Doug nous change les plaquettes et Jenny nous offre un énième café. Nous nous faisons ensuite disputer, car nous n'avons pas encore pris de douche !


Vue en face de chez eux


Jenny nous emmène ensuite non loin de chez eux pour montrer une église ayant servi de décor au premier film de Kate Winslet !

LA fameuse eglise !!

Jenny et Charlie se promenent


Nous partons ensuite de chez eux, où nous avons appris une sacrée leçon de gentillesse et de générosité. Nous ne sommes pas près d'oublier cette façon si naturelle d'aider les gens, et sans absolument rien attendre en retour...

Kris nous dépose ensuite sur la route d'akaora, et nous nous quittons là (il doit aller chercher un ami à l'aéroport) en nous promettant de se revoir à Lille ou Hambourg avec sa soeur Svenja.
Nous arrivons vite à akaora, ville la plus française de Nouvelle-Zélande. Les français ont essayés de coloniser cette partie de l'île en 1840, mais sont arrivés 6 mois trop tard, après les anglais. Ils ont donc achetés ce bout de terre avant de le revendre 8 ans plus tard. C'est pour cela que l'on voit de nombreux drapeaux tricolores et noms français tels la rue jolie, pot pourri...




Puis nous téléphonons à Stuart pour lui faire part de notre présence en ville. Il vient de suite nous chercher, et nous emmène chez lui ou il nous présence sa femme Page, une américaine. Ils se sont rencontrés lors de leur voyage en Nouvelle-Zélande il y a 25 ans, et ont décidé de rester ici.
Ils ont un immense potager et sont végétariens, et n'achètent donc presque jamais de nourriture ! Ils vivent un peu à la mode hippie, ne travaillent pas, vendant simplement les produits de leur jardin (fleurs et légumes) ou les échangent contre d'autres produits. On campe dans leur jardin, et nous les quittons le lendemain pour rejoindre Kaikoura, où nous souhaitons passer nos derniers jours.

Vue depuis leur jardin

  
Stuart, Page et Leslie


Nous atteignons donc Kaikoura en une après-midi de stop et filons droit au camping pour faire un gros dodo entouré de canards. Puis nous louons un tandem pour aller revoir la colonie de phoques, mais pas de chance c'est marée haute et les rochers sont sous l'eau ! Nous passons donc le reste de la journée à ne rien faire si ce n'est préparer quelque peu notre dernière journée en Nouvelle-Zélande et la route jusque Christchurch.

Un sud-africain nous embarque donc vers Christchurch apres 1h d'attente. Il nous fait voir les dégats causés par le tremblement de terre dans les quartiers résidentiels.Ca date déja de 3 ans, mais les réparations sont tres tres longues puisque il faut attendre l'expertise des compagnies d'assurance.Des quartiers entiers sont laissés a l'abandon.



La cathedrale avant-apres

Un gros kiwi !

Mais Christchurch a quand meme son centre commercial...

Dans des containers !

Dans Christchurch, nous retrouvons par hasard les 2 autrichiennes que nous avons croisées a Queenstown, puis nous nous dirigeons tranquillement vers l'aéroport pour retourner a Melbourne...

C'est donc la fin d'un super séjour en Nouvelle-Zélande, nous n'avons aucun regret d'etre parti la-bas (au contraire de notre porte-monnaie, meme si la vie est légerement moins chere qu'en Australie, l'essence y est bien plus chere). Meme si les nuits furent froides pendant 1 mois sous notre pauvre malheureuse tente, surtout au début, la beauté et la diversité des paysages et la gentillesse des gens ne peuvent que séduire !

Encore quelques jours a Melbourne et nous retournons en France !